Le Knowledge management; c'est quoi au juste??

Publié le par k'

il est vrai que l'industriel américain Ford a été l'un des premiers à évoquer la nécessité de ne pas voir l'entreprise comme seule productrice de gains et de bénéfices "Une entreprise qui ne créée que de l'argent est une entreprise médiocre" dixit Ford.

De là, le développement outre-atlantique puis plus largement d'une nouvelle vision de l'entreprise comme créatrice, vivier et matrice de sources et ressources internes intangibles pouvant lui procéder de sa productivité et profitabilité. Soit les premières bases jetées du KM et son fondement : l'entreprise créatrice de valeur.

Mais je souhaiterais vous proposer une piste de réflexion sur le KM qui peut-être saura compléter les réponses qui vous ont déjà été faites. Et également, ancrer par là le KM dans ses perspectives actuelles et à venir autant que dans une dimension de process de management élargi aux contraintes, exigences et nouvelles valeurs sociétales désormais inhérentes au développement stratégique, à la culture et à la responsabilisation citoyenne des entreprises.

Je me rapporterai pour ce faire au suédois Leif Edvinson à qui l'on doit en 1992 la conceptualisation du Capital Immatériel, le fondement même du KM dans sa nouvelle maturité.
En 1992 donc, Leif Edvinsson propose le terme de capital immatériel dans le cadre de ses recherches sur l’évolution des méthodes de gestion de son groupe. Cinq ans plus tard, en collaboration avec Michael Malone, il publiera le résultat de ses travaux. Ils cherchent à identifier les richesses cachées de l’entreprise, soit tout ce qui lui permet de créer de la valeur et que l’on ne peut pas toujours déceler à la lecture de son bilan (toutes les valeurs des synergies de l'organisation ne sont pas représentées). Vous trouverez sur le net des infos sur ces premiers travaux.

Ce que je trouve de particulièrement intéressant, c'est l'évolution des recherches et conclusions de Leif Edvinson quelque 10 ans plus tard, dont témoigne l'extrait suivant :

« Les cadres devront s’investir de plus en plus dans des sujets tels la culture, les valeurs, l’éthique et les choses immatérielles. Au lieu d’être des gestionnaires, ils devront être des jardiniers et des conteurs, afin de captiver les esprits. »

Ainsi, Leif Edvinsson, de "pionnier du capital immatériel", encore très orienté gestion optimisée, productivité, rentabilité, compétitivité,etc., devient-il "pionnier de la Richesse intellectuelle de l'Entreprise". Il intégre dans sa réflexion et ses études sur le KM les problématiques culturelles, sociétales, éthiques, environnementales qui sont aujourd'hui les territoires de professionnalisation, de responsabilité et d'engagement de l'Entreprise, dans sa nouvelle dimension d'organisation collective et proactive, relayant les nouvelles valeurs et responsabilités de la Collectivité.

Le KM n'est donc plus seulement un process de gestion, formalisation et mise en adéquation des compétences dans un souci de croissance mais un vecteur et un support d'empowerment, de valorisation, de travail en réseau de prospective, de synergie, d'éthique, d'empathie, de créativité, d'innovation, de conformité, de durabilité, de good will et good corporate citizenship, notamment.

Le tout dans l'environnement en mutation de l'entreprise 2.0.

A ce titre, je vous suggèrerais volontiers la lecture d'un ouvrage, paru en 2008 et salué pour la qualité de sa réflexion comme pour son accessibilité :

Organisation 2.0 - Le knowledge management nouvelle génération
Mettre en place des communautés de pratique dans l'entreprise

De : Martin Roulleaux Dugage
Éditeur : Editions d'Organisation
Collection Stratégie

http://librairie.immateriel.fr/fr/livre/9782212...

Extrait de la présentation de cet ouvrage :
"Ce qu'on appelait knowledge management est aujourd'hui en profonde mutation. Longtemps focalisé sur la collecte et le classement de données, l'apparition du web 2.0 et son modèle d'intelligence participative lui offre désormais de nouvelles perspectives : décloisonner le management et connecter les personnes.
Véritable guide méthodologique, cet ouvrage propose des outils pour mettre en place des réseaux de savoirs et des communautés de pratique qui s'impliquent et s'approprient collectivement les objectifs de l'entreprise. Il fournit également des indicateurs pour évaluer la performance de ces communautés et des exemples issus de cas d'entreprises qui appliquent ces méthodes." (...)

Souhaitant que ces quelques pistes de réflexion et approches puissent - à leur échelle - vous être utiles,

Publié dans Management

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article